Une saison d’élevage s’achève mais rien n’est terminé…
- canexoclubcatalan6
- 22 mars
- 5 min de lecture

Cet article s’adresse plus particulièrement aux éleveurs débutants sans distinction d’âge (il n’y a pas d’âge pour débuter dans l’élevage) mais peut aussi être une bonne piqure de rappel pour tous les autres éleveurs plus expérimentés.
Nous nous demandons parfois quel est, pour un éleveur d’oiseaux d’acclimatation, le plus beau moment de l’année ?
Sont-ce les jours de trac au début d’une saison d’élevage ? L’attente nerveuse des premiers œufs ? L’agréable sensation de la découverte des jeunes dans le nid ? Est-ce l’instant où ceux-ci essaient leurs premiers vols ? Est-ce leur joyeux piaillement lorsqu’ils explorent leur volière où leur cage d’élevage. Sont-ce le Week-end d’exposition ? Où la préparation
d’une nouvelle saison d’élevage et la sélection des jeunes ? Nous ne le savons plus très bien nous-mêmes. En fait, chaque moment à ses charmes et son importance.
J’espère qu’à travers tout, la saison d’élevage écoulée (ou presque) vous a apporté ce que vous souhaitiez. En tout cas, vos volières ou vos cages d’élevage sont maintenant peuplées par un certain nombre de jeunes oiseaux. Vos couples reproducteurs ont accompli leur tâche.
Et maintenant à vous de jouer….. Observez et décidez.

Dans les semaines qui viennent, on n’attend plus grand-chose de nos éleveurs. Qu’ils laissent à nos oiseaux et particulièrement aux parents, la chance de se remettre de la dure période de couvaison et donnent aux jeunes la chance d’une bonne croissance. Naturellement, vous n’oubliez pas que croitre et récupérer ne se font pas sans une nourriture
adéquate. Dans la nature, il y a en ce moment des masses de semences mi- mûres à trouver. Faites-en profiter vos oiseaux. Vous serez étonnés de constater à quel point ils vont s’en régaler.
Pendant que vous êtes occupés avec eux, vous devez beaucoup regarder et juger. Je pense seulement à ceux qui vont s’en aller participer avec leurs oiseaux aux expositions. Regarder et juger est une tâche pour quiconque s’occupe d’oiseaux. Le temps est passé, où vous-mêmes, vous laissiez vos oiseaux pêle-mêle dans une volière commune. Vous
allez avoir à montrer de la qualité sinon personne ne voudra de vos jeunes.
Peu importe la nature de votre élevage, que ce soit des cailles, des oiseaux d’ornement, des perruches, des canaris, des exotiques ou indigènes, vous ne pouvez jamais démarrer sans avoir un but. Vous devez prêter attention à la forme, la taille, la couleur, le comportement, la couleur du bec et des pattes de vos oiseaux…Examinez une fois à fond vos jeunes. N’en
est-il pas parmi eux qui paraissent plus robustes que leurs parents ? Ont-ils l’air misérable, ou sont-ce de solides gaillards ?
Les éleveurs surtout, doivent avoir l’attention attirée pour les petits défauts, ci et là dans la lignée. N’y a-t ‘il pas quelques panachages ou des ongles de couleurs différentes ?
C’est en les examinant que vous pouvez peu à peu sélectionner vos oiseaux. Maintenant commence la préparation de la nouvelle saison d’élevage. Il ne vous suffit pas de commander vos bagues et de vous contenter ensuite d’attendre l’an prochain. C’est maintenant que vous devez faire un planning pour votre prochaine saison.

Avec combien de couples allez-vous élever ? Quels oiseaux conserver ? Quels oiseaux acheter en plus et quels sont ceux dont il faut se séparer ? Une fois prises ces décisions, mettez- vous donc à découvrir ceux que vous pourrez utiliser durant la saison prochaine et ceux qui pourront être cédés.
Votre sélection une fois faite, vous pouvez alors durant l’hiver, aller chez vos amis ou dans les bourses à la recherche de ces quelques oiseaux dont vous avez encore besoin. Donnez-vous la peine de bien examiner chacun de vos jeunes et de les juger. Celui qui présente des défauts évidents doit déjà être écarté. Ne continuez pas à détenir des oiseaux où les
défauts sont apparents.
Cette première sélection faite, reste à observer très en détail les jeunes qui restent. Attendez qu’ils aient opéré leur mue juvénile. Celui qui se propose de mettre ses oiseaux en exposition, peut déjà tout doucement commencer la préparation des championnats. Préparer les oiseaux n’est pas l’affaire d’un jour ou deux. Vous devez vous armer de patience et commencer cette préparation en temps utile.
Prenez régulièrement en mains les oiseaux avec lesquels vous allez concourir. Avez- vous bien vu si tous les ongles étaient bien en ordre ? Ce serait vraiment trop bête d’avoir bien préparé un oiseau pour s’entendre dire qu’il n’est pas réellement fait pour concourir car il lui manque un ongle. C’est réellement inimaginable et pourtant on en voit encore de ces
oiseaux aux expositions, avec pareil défaut. Quelqu’un qui observe et juge bien, ne s’y fera pas prendre.

Observation et bon jugement sont aussi nécessaires. Lorsqu’ils commencent à faire connaissance avec leur volière ou leur cage, pas mal de jeunes oiseaux abîment leur plumage. N’oubliez pas que la première année, la mue ne concerne que les couvertures mais non pas les plumes alaires. Si vous remarquez dans la queue, une plume brisée, enlevez là à temps.
N’enlevez de plumes à de trop jeunes oiseaux, elles pourraient se mettre à saigner. Il n’est pas aussi facile de tirer sur des plumes alaires abîmées que des caudales.
Une plume a besoin de six semaines pour se reconstituer, tenez-en compte. Ne pas avoir enlevé les mauvaises plumes à temps, expose à être confronté au début de la saison des expositions, à des plumes caudales ou alaires incomplètement repoussées.
Observation, jugement, sélection posent régulièrement des problèmes. Cet oiseau est-il bon ? Vais-je le conserver pour la suite de l’élevage ? On peut chercher et trouver dans des livres ou revues, la description de ce qu’il faut à tel ou tel oiseau pour être bon. Mais bien meilleur est toutefois d’apporter vos oiseaux à une réunion de votre club où on pourra en
discuter. Les éleveurs expérimentés vous signaleront les caractéristiques des oiseaux en question. (Qualité et défauts éventuels).
Il est vraiment dommage qu’à l’heure actuelle, soient si peu organisées dans nos clubs, des réunions techniques qui contribueraient certainement à inciter et à aider de nombreux débutants. Ne vous dites pas : « Qu’est-ce qu’ils vont dire de mes oiseaux ? ». Chacun de nous a dû commencer et a eu sa période où il ne connaissait rien ou fort peu de choses.
Nous sommes d’ailleurs convaincus qu’entre membres, personne ne prendrait plaisir devant l’ignorance d’un« éleveur débutant ». Chacun au contraire veut apporter son aide mais cette aide reste difficile si on ne sait pas en fait, de quoi il s’agit.
Lorsque vous connaissez les défauts d’un de vos oiseaux, le choix du partenaire qui convient en devient beaucoup plus facile. Vous savez au moins dans quelle direction vous devez le chercher. C’est peine perdue de chercher sans savoir réellement ce que l’on cherche.
Vous voyez donc bien qu’observer et bien juger est important dans la vie d’un éleveur. Mettez-y le temps qu’il faut. L’œil du maître, c’est déjà une partie des qualités de l’oiseau. De deux oiseaux de rien du tout, peut à l’occasion sortir un champion, mais il viendra au monde bien plus de déchets. D’un couple bien sélectionné, la chance d’en obtenir des
oiseaux de qualité est quand même bien plus grande.
Soyez stricts dans vos observations et jugements. Les défauts qu’on laisse passer entre les doigts peuvent faire du gâchis et compromettre l’avenir. Les sujets qui ne satisfont pas aux exigences doivent être mis à l’écart. Sans une sévère sélection, il ne faut pas s’attendre à progresser dans votre élevage.
Observez, jugez, sélectionnez…. Mais n’oubliez pas de discuter de vos oiseaux avec d’autres éleveurs expérimentés.



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